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Ecoconstruction Énergie et émissions grises des matériaux

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Énergie et émissions grises des matériaux

Dernière mise à jour le 22 avril 2014

Focalisés sur la consommation d’énergie des bâtiments, nous en oublions souvent que les matériaux mis en oeuvre ont un contenu énergétique et gaz à effet de serre lié à leur production, commercialisation et élimination. Énergie et émissions grises, loin d’être négligeables, méritent une plus grande place pour orienter nos choix.

La production d’un matériau ou d’un équipement, de l’extraction des matières premières à son élimination en fin de vie, engendre une consommation d’énergie et génère des émissions de GES que l’on qualifie respectivement d’énergie grise et d’émissions grises (on parle également de contenu énergétique et de contenu CO2).

Loin d’être négligeable, l’énergie grise d’une habitation classique représente plusieurs décennies de consommation énergétique. La recherche de performance thermique des bâtiments a entraîné la mise en oeuvre d’un surplus de matériaux. Ainsi, un bâtiment performant sur le plan de la consommation d’usage peut voir son bilan environnemental affecté par la consommation d’énergie grise.

La réduction de l’énergie grise constitue donc un enjeu important. Cependant, travailler sur cet aspect n’est pas chose facile car l’analyse est complexe et sujette à controverse. Le manque d’harmonisation sur la définition et la méthodologie de calcul conduit à des résultats différents selon les sources et les pays. La méthode de l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) s’appuyant sur une norme, permet de quantifier les impacts environnementaux d’un bâtiment, notamment l’énergie grise.

Autres difficultés, certains facteurs importants sont difficiles à cerner précisément car fluctuants :

  • La durée de vie des bâtiments et des matériaux, qui dépend de la mise en oeuvre, de l’utilisation et de l’entretien
  • La prise en compte du mix énergétique pour évaluer la consommation d’énergie primaire et l’impact CO2. Celui-ci varie selon les pays, la période, le fournisseurs d’énergie ...
  • La déconstruction, le recyclage ou l’élimination qui peut dépendre de facteurs locaux et de filières existantes ou non. Il faut également considérer que certains déchets de construction peuvent restituer de l’énergie en fin de vie, par combustion notamment.
  • La fluctuation de l’origine des lots de produits

Concernant les émissions grises, il faut tenir compte, pour les matériaux d’origine végétale, du stockage de carbone dans la construction.

On peut déplorer qu’il n’existe pas d’étiquette "énergie grise" et "émissions grises" sur les matériaux comme il en existe pour la consommation d’énergie des équipements ou des habitations. En l’absence de telles indications difficile de s’y retrouver. Si vous optez pour des matériaux naturels, produits localement, peu transformés, durable et facilement éliminables, ... vous êtes sur la bonne voie pour être performant.

Plusieurs logiciels ont été développés pour prendre en compte ces aspects dans les écobilans de la construction :

Elodie, TEAM bâtiment, COCON, Beglobal, REGIME, IZUBA ...