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Transports
Bien choisir son véhicule
Bien choisir son véhicule
Dans la jungle du "marketing écologique"il est souvent difficile de s’y retrouver. Les véhicules n’échappent pas à cette règle. Différentes marques proposent ainsi des modèles de voitures présentant des atouts environnementaux. Certains critères permettent d’orienter nos choix lors de l’acquisition d’un véhicule.
Bien sûr la meilleure façon de limiter l’impact de nos déplacements sur l’environnement, c’est encore d’utiliser les transports en commun ou le vélo et de pratiquer le covoiturage. Cependant, lorsque l’on veut acquérir un véhicule particulier et que l’on est soucieux de son empreinte environnementale, il est souvent difficile de faire le bon choix. Certains véhicules sont performants sur les rejets de polluants atmosphériques, d’autres sur la consommation de carburant et les émissions de CO2, d’autres encore sur l’utilisation de matériaux recyclés à la fabrication ... Le terme de véhicule propre a encore brouillé les cartes. Ce terme est apparu pour désigner des véhicules fonctionnant avec des carburants alternatifs (GPL : Gaz de Pétrole Liquide, GNV : Gaz Naturel Véhicule) ainsi que des véhicules électriques ou hybrides (combinant une motorisation classique et électrique). En réalité le véhicule propre n’existe pas et il conviendrait plutôt de parler de véhicule à moindre impact environnemental. Acheter un véhicule "propre" ne garantit pas que l’on ai fait le meilleur choix car ce qualificatif n’est qu’une indication sur la source d’énergie qu’il utilise. Un véhicule "propre" peut-être moins performant qu’un véhicule à motorisation classique.
Un véhicule pour quel usage ?
En premier lieu avant d’acheter un véhicule, il est nécessaire de définir ses besoins : pour combien de personnes ? Pour quel type de déplacements ? Dans quel contexte ?... Lorsque l’on choisit un véhicule en se basant sur les besoins pour les vacances, par exemple, on risque de circuler tout le reste de l’année avec un véhicule inadapté et surconsommateur.
Des aides à la décision
Depuis 2006, les distributeurs ont obligation d’afficher une étiquette énergie calquée sur celle que nous connaissons pour les équipements électroménagers. La consommation au 100 km et les émissions de CO2 au km figurent sur cette étiquette et permettent de définir différentes catégories, de A (≤ 100 g de CO2/km) pour les plus performants à G (≥ 250 g de CO2/km) pour les plus énergivores.
L’ADEME a édité un guide pour les particuliers et publie chaque année le palmarès des véhicules les plus performants par type de carburant.
Le montant des aides octroyées à l’achat (bonus) est également un indicateur indirect de la performance, les véhicules les moins émetteurs de CO2 étant les mieux subventionnés. Dans le cas du véhicule électrique, la question des émissions de CO2 est cependant plus complexe car si ces véhicules n’émettent pas de CO2 à l’utilisation, ils peuvent engendrer des émissions au niveau de la production d’électricité si celle-ci n’est pas correctement gérée. Leur impact réel à ce jour n’est pas connu.
Les émissions de polluants atmosphériques sont également à considérer (hydrocarbures imbrûlés, oxydes d’azote, oxydes de soufre, particules ...), particulièrement en milieu urbain. L’analyse est souvent ardue car ces émissions peuvent varier selon le type de polluant et le cycle (urbain, route, mixte). Les véhicules les plus performants, de ce point de vue, sont les véhicules électriques, suivis par les véhicules au GNV. Notons également qu’ils ont un faible niveau d’émissions sonores.
Le choix d’un véhicule peut également être conditionné par les opportunités locales. Par exemple, vous ne pouvez opter pour un véhicule au GNV que si vous disposez d’une station de remplissage à proximité. La carence de la distribution est un obstacle majeur au développement de ce type de véhicules.
Adopter de bonnes habitudes au volant
L’impact des véhicules individuels sur l’environnement ne dépend pas que de leurs caractéristiques techniques. La façon de les entretenir et de les conduire sont également des facteurs importants. Les données de consommation des véhicules sont obtenues selon des procédures standardisées au niveau européen. En conditions réelles, des différences parfois importantes sont constatées par le simple fait d’une mauvaise conduite ou du manque de suivi du véhicule. Outre la surconsommation et la pollution atmosphérique qui en découle, c’est également la durée de vie des moteurs qui en est affectée. L’ADEME a publié un guide de bonnes pratiques pour réduire sa consommation et ses émissions de CO2. Elle organise également des stages de conduite à l’occasion desquels on est souvent surpris de constater nos mauvaises habitudes !
